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SCALP 87 - Actualités!

[Limoges] 5 ans d'Undersounds : Wunderbach + Lipstick Vibrators

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Un autre rendez-vous le lendemain : un concert pour fêter les 5 ans d'Undersounds (disquaire associatif de Limoges) au CCM John Lennon à partir de 20h30.

Les groupes à voir : Wunderbach, Lipstick Vibrators et The Gabba Heys!
Tarif : 8 euros ou 10 euros pour avoir l'EP de s Gabba Heys.

5 ans undersounds, Wunderbach, Lipstick vibrators

[Limoges] Dubamix en concert, soutien STE CNT Limousin

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Rendez-vous vendredi 3 février 2012 au bar le Zic Zinc (Limoges) à partir de 21h30.
Pour un concert de dub militant (Dubamix) suivi d'un sound system reggae en soutien au syndicat STE (travailleurs-euses de l'éducation) CNT du Limousin.
Tarif : 4 euros

Concert dub militant Dubamix, soutien STE-CNT Limousin

Marine Le Pen valse à Vienne : le récit

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(source : Mediapart du 31/01/2012)

L’été dernier, les attentats d’Oslo et les analyses sulfureuses de certains dirigeants du FN avaient déjà montré que le parti n’était pas ce « nouveau FN » que veut nous présenter sa présidente (lire notre article). Le bal de la Fédération des corporations pangermanistes auquel a participé Marine Le Pen, vendredi dernier à Vienne, en offre une confirmation. Un « bal immonde pour nostalgiques du IIIe Reich », selon SOS Racisme. Le « respect de la part des Viennois de la tradition », selon la présidente du FN.

Mediapart livre les détails de cette visite en Autriche.

L'agenda de Marine Le Pen faisait simplement mention d'un « bal du Palais impérial ». Le communiqué de sa visite préférait évoquer, sur plusieurs lignes, la rencontre avec Martin Graf . Député du FPÖ (le parti autrichien de la liberté ), il est le vice-président du Parlement autrichien depuis 2008. Martin Graf est aussi un idéologue. Chef de file de l’aile la plus dure de l’extrême droite autrichienne, il est membre d’Olympia (voir le site Internet), une corporation secrète d'extrême droite, interdite aux Juifs et aux femmes. Voici la description qu'en fait Blaise Gauquelin, le correspondant en Autriche de Libération, L’Express et RFI : « Le duel au sabre est pratiqué dans des caves des beaux quartiers de Vienne. Les membres se reconnaissent entre eux à la balafre qu’ils se doivent d’exhiber sur une joue.»

Le bandeau du site Internet d'Olympia.Le bandeau du site Internet d'Olympia.

 

Chaque année, ce bal, organisé dans l'ancien palais impérial de la Hofburg, suscite une polémique. Et pour cause : il est le rassemblement de toute l'extrême droite européenne et un réservoir de cadres du FPÖ. Organisé par Udo Guggenbichler, qui siège au conseil municipal de Vienne en tant qu'élu FPÖ, il est décrit par le journal autrichien Der Standard comme « un des moments importants de l'année pour les fraternités étudiantes et les politiques de la droite dure ». Le DÖW, centre de documentation de la résistance autrichienne, évoque une « rencontre volontaire de réseaux nationalistes allemands », dominée par des fraternités étudiantes ayant des connexions avec l'extrême droite. Ces « Burschenschaften » (corporations) comptent environ 4.000 membres, qui sont engagés leur vie durant dans des fraternités dont les noms – Aldania, Vandalia, Gothia, Silesia et Olympia, donc – cultivent une germanité mythique, rapporte Le Monde.

Ce rassemblement annuel est aussi l'occasion de recevoir des figures du négationnisme (comme John Gudenus, un ancien membre du FPÖ), des responsables internationaux d'extrême droite (le Vlaams Belang belge, le parti national-démocrate allemand – NPD –, le sulfureux Alexander Dugin, du parti eurasiste de Russie).

Mais cette année, la manifestation a carrément provoqué un tollé : la date coïncidait avec le 67e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz. Un « affront » pour certains. Le député Vert Karl Öllinger s’est indigné : « Peut-on imaginer qu'un extrémiste comme (Jean-Marie) Le Pen aille danser au palais de l'Elysée ? » La société de gestion du centre de conférences a quant à elle refusé de louer – à l'avenir – les salons de la Hofburg à ces corporations étant donné la « dimension politique et médiatique actuelle » du bal (lire l'article du Standard).

Une importante contre-manifestation (entre 3.000 et 5.000 personnes) a été organisée devant les portes du bâtiment, à l'appel de SOS Mitmensch (SOS Racisme), des Verts et d'organisations liées au Parti social-démocrate ou aux Eglises .

« Nous sommes les nouveaux Juifs »

C'est Heinz-Christian Strache, le chef du Parti de la liberté (FPÖ), qui a convié Marine Le Pen à ce bal. Cent vingt journalistes avaient demandé une accréditation, mais seule l'agence de presse Austria Presse Agenture a été autorisée à entrer. Son compte-rendu est « étonnamment laconique », relève le journaliste Blaise Gauquelin. En réalité, il était facile de se procurer des places en déboursant 72 euros. C'est ce qu'ont fait les journalistes de Der Standard. Ils ont discrètement filmé le cérémonial d'ouverture  et réalisé un reportage photo (à lire ici).

Ils décrivent les 3.000 personnes présentes – dont les deux tiers viennent d'Allemagne pour l'occasion. Des « dames élégantes », des « vêtements noirs », des « coiffures » « œuvres d'art monstrueuses » avec « des hectolitres de laque pulvérisée ». Ils évoquent ce jeune type avec une blessure à la joue, pansement ensanglanté, se baladant tout fier dans l'assistance.

22 heures, les portes s'ouvrent. Apparaissent les invités d'honneur : Heinz-Christian Strache, Martin Graf, Barbara Rosenkrantz (candidate FPÖ à la présidentielle), Barbara Kappl (députée de Vienne), et l'idéologue du parti Andreas Mölzer, John Gudenus et son fils. Puis les invités internationaux : Marine Le Pen, vêtue d'une robe noire, le Suédois Kent Ekeroth, Philip Claeys du “Vlaams Belang” belge. La présidente du FN « se montre quelques heures ». Les autres invités « entament une danse » sur l'invitation du député FPÖ Franz Obermayr. « Le bal est un symbole pour l'amour de notre patrie », lance Strache à l'assistance, acquise. Il évoque « notre culture », « la culture allemande ». Et entonne un chant populaire allemand, symbole de la résistance anti-nazie : « Die Gedanken sind frei » (« Les pensées sont libres »).

S'ensuit une scène extravagante. Pendant le bal, Strache explique à des invités, sans savoir que des journalistes du Standard sont à proximité, que le FPÖ est victime d'attaques « comparables à la nuit de cristal ». « Nous sommes les nouveaux Juifs », dit-il. La déclaration fait scandale en Autriche ces jours-ci, d'autres partis estimant « insupportables » ces propos (lire ces articles du Standard ici et ).

Selon le journal, la rumeur d'une venue de Marine Le Pen l'an dernier comme « invitée d'honneur » avait déjà couru. Cette année, c'est d'abord Jean-Marie Le Pen, déjà présent en 2008, qui était pressenti comme l'expliquait Der Standard le 23 janvier. Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle remplacé son père au dernier moment ? Strache est depuis longtemps en très bons termes avec la famille Le Pen. Le 8 juin 2011, il a tenu une conférence de presse conjointe au Parlement européen avec Le Pen fille et père, tous deux députés européens (photo ici).

Der Standard rapporte qu'une rencontre est prévue dans le début de l'année entre Marine Le Pen, Heinz-Christian Strache, le Vlaams Belang et l'extrême droite italienne, membres de l'Alliance européenne pour la liberté (AEL), qui rassemble des formations eurosceptiques d'extrême droite (Le Pen y a adhéré en octobre). Strache souhaite que ces partis s'unissent notamment contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ce bal des corporations serait donc une première étape.

Le bal a aussi été l'occasion pour Jean-Marie Le Pen de s’illustrer dans une énième provocation : « J'ai moi-même assisté à cette magnifique manifestation qui retrace d'ailleurs le Vienne du XIXe siècle, c'est Strauss, sans Kahn, si vous voulez », a-t-il lancé sur France-3. « Un trait d'humour », a justifié sa fille. Le site Nations Presse a diffusé cette brève vidéo du bal en expliquant qu'il s'agissait d'une « institution en Autriche ». Sur son blog, Ludovic De Danne, conseiller aux affaires européennes de Le Pen, dénonce une « désinformation inouïe ». « Certes, certaines fraternités sont “catholiques” et certaines autres posent la condition de la nationalité… et alors ? », écrit-il. Contacté, le FN n'a pas souhaité nous répondre .

En meeting à Perpignan, dimanche, la présidente du FN a répondu aux attaques et dénoncé une « extrême gauche qui essaie d'obtenir par la violence ce qu'elle ne peut pas obtenir par les urnes » (vidéo ci-contre). « Il y a des limites à l’insulte et à la diffamation », s'est-elle écriée à la tribune, brandissant la menace du procès (un classique chez elle – lire notre article). Son argument : « Ces bals sont traditionnels et sont la représentation du respect de la part des Viennois de la tradition. Eh bien nous aussi, nous aimons le respect de la tradition. »

En France, des associations (SOS Racisme, l'Union des étudiants juifs de France – UEJF) ont vivement dénoncé la présence de la candidate à la présidentielle à ce bal. Le Front de gauche a fustigé le « week-end » de la « VRP de la haine ». Le MoDem a estimé que Marine Le Pen a « tombé le masque » en participant à ce bal et fustigé ce « bal tragique ». Lundi, le PS et l'UMP sont restés silencieux sur le sujet. « Un non-événement », a expliqué à Mediapart le secrétaire national et député UMP Sébastien Huyghe.

Les relations ambiguës du FN et du Jobbik hongrois

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Article de droite(s) extreme(e)s

Louis Aliot, n°2 du FN, l'a assuré mardi 3 janvier sur France Culture : Le FN de Marine Le Pen a "rompu les liens avec le Jobbik", le parti hongrois d'extrême droite. Pourtant tout ne semble pas si simple. Bruno Gollnisch, ancien vice-président chargé des questions internationales affirme que les deux partis continuent d'être des partenaires, notamment dans le cadre de l'Alliance européennes des mouvements nationaux (AEMN) qu'il préside.

"Le FN a toujours des liens avec le Jobbik. En tout cas, moi, je continue à en avoir. Je continue à travailler avec eux sur le plan parlementaire [à Strasbourg] avec eux", raconte M. Gollnsisch. "Louis Aliot m'apprend que l'on n'a plus de liens avec le Jobbik!", ajoute-t-il en plaisantant. Un Bruno Gollnisch qui glisse non sans malice, que "Louis Aliot n'est malheureusement pas au Parlement européen", et qu'il ne sait "donc pas si M. Aliot est exactement informé de la situation".

L'AEMN est le bébé de Bruno Gollnisch. Elle regroupe des partis d'extrême droite présents au Parlement européen. Elle a été créée en 2009 à Budapest notamment par le FN français... et le Jobbik. Elle regroupe outre ces deux formations, les néofascistes italiens de Fiamma Tricolore, les espagnols du MSR, le Front national belge, ou encore les Portugais du PNR, le Svoboda ukrainien et les Suédois de Nationaldemokraterna. Par ailleurs, une "coordination technique" existait au Parlement européen jusqu'à il y a 6 mois , selon un cadre du Front national, entre le FN, le Jobbik et le BNP.

C'est toujours Bruno Gollnisch qui préside l'AEMN. Mais Marine Le Pen, une fois élue présidente du FN, a démissionné de cette structure regroupant pour beaucoup de groupuscules radicaux. Pour Ludovic de Danne, conseiller de Mme Le Pen aux affaires européennes, cette démission vaut "retrait du FN de l'AEMN". Ce qui n'est évidemment pas l'avis de Bruno Gollnisch qui tenait encore réunion commune au mois de juillet avec Krisztina Morvai, eurodéputée et égérie du Jobbik.

Le Jobbik : à la fois radical et de premier plan

En effet, pour Marine Le Pen, la  stratégie dite de "dédiabolisation" se joue aussi sur le plan international.  "Je veux tourner le dos à l'ensemble des mouvements qui ne sont pas sur les mêmes grandes lignes que nous ou qui n'ont pas le sérieux nécessaire pour réfléchir avec nous. Je veux travailler avec des partis crédibles et de tout premier plan", avait ainsi  déclaré Mme Le Pen à l'issue d'une conférence de presse commune avec Heinz-Christian Strache, le leader du FPÖ autrichien, le 8 juin 2011 au Parlement de Strasbourg (Le Monde du 10 juin 2011).

Le problème avec le Jobbik, c'est qu'il est très radical... et de "tout premier plan". Ainsi, la Garde hongroise, formation paramilitaire accusée de racisme, interdite en 2009,  a seulement modifié son nom et reste l'image de marque du  Jobbik. Mais ce parti qui se distingue par des outrances anti-Roms, a aussi de nombreux élus (47 députés, voir Le Monde du 17 mai 2010) et a un poids certain en Hongrie. D'où la position ambiguë du FN vis-à-vis de lui.

Il n'y aurait pas rupture des relations entre le Jobbik et le FN. Selon M. de Danne, "le FN a pris ses distances avec le Jobbik." Pour la nouvelle présidente du FN, il n'y aurait pas eu l'amorce d'un changement vers des positions moins radicales, notamment sur la question du Proche-orient - question sur laquelle, selon M. de Danne, le parti hongrois serait centré- , ce qui brouillerait les nombreux appels du pieds de Mme Le Pen et son entourage en direction de la communauté juive (voir ici et ). "Le Jobbik est pro-Iran, pro-Hamas et et antisioniste viscéral", note Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite européenne.

Par ailleurs, M. de Danne affirme que le "touranisme" (idéologie qui vise à unir les peuples turcophones d'Asie centrale) du Jobbik entre en contradiction avec l'opposition du FN à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Pour autant, Ludovic de Danne, décrit des "rapports courtois" entre les deux partis qui ne seraient "plus vraiment alliés" sans toutefois avoir coupé les ponts. Mais il réfute toutefois la version de M. Gollnisch: "Ce qu'il dit n'engage ni Marine Le Pen, ni Louis Aliot, ni les cadres dirigeants du mouvement. C'est un des cadres du FN, un de nos  intellectuels importants mais il n'est plus un des responsables du mouvement", tacle M. de Danne.

Solidarité avec les peuples de Syrie en lutte ! Coup pour Coup 31

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Déclaration du collectif Coup Pour Coup 31 :

Solidarité avec les peuples de Syrie en lutte !


Depuis début 2011, alors que le printemps Arabe s'étend au Moyen-Orient, la Syrie connaît des soulèvements populaires sans précédent exigeant le départ du régime réactionnaire de Bachar el-Assad. En réponse, la répression se fait de plus en plus féroce, tuant et emprisonnant des milliers de personnes, même l'ONU parle de 14.000 détenus politiques et plus de 5.000 morts.

Sarkozy, Obama, et l'ONU sont maintenant obligés de condamner le régime syrien mais cela ne nous fera pas oublier les poignées de main d'hier pour signer des contrats ou sceller des accords de coopération.

Nous n'oublions pas non plus le peuple kurde massacré et persécuté par le régime syrien d'une part mais aussi par les régimes iranien, irakien et turc. Nous soutenons la lutte légitime, y compris par la lutte armée, pour un Kurdistan libre et démocratique

Pour notre part, nous n'en appelons pas à l'Europe ou à l’État Français pour abattre le régime qu'ils acceptaient hier et condamnent aujourd'hui pour leurs propres intérêts. Comme en Libye, en Afghanistan ou en Irak, les impérialistes ne se soucient pas de la vie des peuples mais seulement de faire toujours plus de profits.

De plus, la reprise en main de ce pays par les impérialistes offrirait, outre les richesses comme le pétrole, une place stratégique dans la géopolitique du Moyen Orient, notamment pour préserver leurs intérêts et pour conforter Israël dans sa politique coloniale et de nettoyage ethnique.

Coup Pour Coup 31 réaffirme sa solidarité envers les peuples de Syrie en lutte et en appelle à la mobilisation contre l'impérialisme qu'il soit politique, économique ou militaire ; qu'il soit ici ou là-bas.

Solidarité avec les peuples de Syrie en lutte!
A bas le régime de Bachar el-Assad!
Liberté pour tous les prisonniers progressistes et révolutionnaires!
Soutenons l'autodétermination du peuple Kurde!
A bas l'impérialisme!

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